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Quelle différence en l’espace d’une crise!

La crise du Covid-19 a mis les marchés financiers à rude épreuve. Selon notre Group Chief Investment Officer, les actions devraient générer une performance sur un horizon de 10 ans encore plus élevée que ce qui avait été prévu avant la pandémie, mais il n'en va pas de même pour les emprunts d'État.

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Une fois par an, avant la fin du mois de décembre, notre Group Chief Investment Officer Yves Bonzon publie ses prévisions de performance à 10 ans pour les classes d’actifs et leurs sous-ensembles. En temps normal, ces prévisions restent valables pendant un an mais la crise du Covid-19 est loin d’être un événement normal, ce qui nous a amenés à revoir nos hypothèses pour les marchés de capitaux et nos prévisions de performance.

Un coup d’œil au marché obligataire
Après que la Réserve fédérale américaine a adopté sa politique de taux nuls pour atténuer l’impact économique du Covid-19, le rendement des bons du Trésor américain a baissé significativement et nous tablons désormais sur un rendement inférieur d’un point de pourcentage à l’avenir pour ces titres. S’agissant de l’Europe, la baisse du rendement des emprunts d’État libellés en EUR, en CHF et en GBP est moins extrême jusqu’ici car ces titres offraient déjà un rendement quasi nul, voire négatif. Les obligations d’entreprises, les obligations à haut rendement et celles issues des marchés émergents offrent un rendement nettement plus élevé car leur écart de rendement par rapport aux emprunts d’État a nettement augmenté au cours de la crise, laissant ainsi entrevoir une meilleure performance. Cependant, compte tenu de la récession qui se profile, les défauts de paiement sur les obligations seront sans doute plus fréquents, neutralisant ainsi la hausse théorique des rendements.

Une prime de risque plus importante pour les actifs risqués
À la fin 2019, nous anticipions une performance assez faible pour l’ensemble des classes d’actifs, mais l’effondrement des cours des actifs risqués a amélioré leur prime de risque. Nous pensons que la crise du Covid-19 amputera les bénéfices des entreprises de 20 % à 30 % mais prévoyons un rattrapage sur 10 ans et un retour à la moyenne de la croissance des bénéfices et des valorisations au cours de cette période. Cela nous a amenés à relever de deux points de pourcentage notre prévision de prime de risque annuelle et nous tablons désormais sur une performance supérieure d’un point de pourcentage chaque année sur les 10 prochaines années pour les actions mondiales par rapport au niveau prévu fin 2019. Quant aux bons du Trésor américain, leur performance s’annonce inférieure d’un point de pourcentage. De même, nous avons relevé nos prévisions pour d’autres actifs risqués tels que les hedge funds et le private equity.

Un regard neuf sur les classes d’actifs
Au premier abord, la modification des prévisions de performance peut sembler modeste mais son incidence cumulée sur dix ans est très importante, notamment au regard de l’environnement actuel de faibles rendements. En effet, le rendement total prévu pour les actions est supérieur de près d’un quart et celui prévu pour les obligations a été divisé par deux. Les investisseurs risquent d’être pris à contre-pied s’ils laissent les marchés décider de leur allocation d’actifs. 

Conclusion
Même si la crise du Covid-19 constitue l’un des événements les plus marquants de notre vie, elle ne dominera pas l’actualité éternellement. À mesure que la situation se normalisera lentement, nous supposons que les actions et les autres actifs risqués surperformeront les obligations dans des proportions plus importantes que prévu à la fin 2019. En conclusion, la frontière d’efficience présente désormais une pente plus marquée, notamment pour les portefeuilles en dollar américain, accentuant ainsi l’attrait relatif des actifs risqués par rapport aux actifs sans risque. En d’autres termes, la rémunération prévue pour chaque unité de risque s’annonce plus élevée. Quelle différence en l’espace d’une crise!

La frontière d’efficience

  • Évidemment, obtenir un rendement élevé tout en prenant peu de risques est un vœu pieux pour les investisseurs. Ces derniers doivent donc constituer un portefeuille qui maximise le rendement pour un niveau de risque donné ou, à défaut, minimise la prise de risque pour un objectif de rendement donné. On parle alors de portefeuille optimal ou efficient.    
  • Le concept de la construction d’un portefeuille optimal est la pierre angulaire de la théorie moderne du portefeuille, qui a été énoncée pour la première fois en 1952 par le lauréat du prix Nobel Harry Markowitz. L’ensemble des portefeuilles optimaux constitue la «frontière efficiente». Par essence, un investisseur doit s’efforcer de construire un portefeuille composé de différentes classes d’actifs se situant sur cette frontière d’efficience.